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10 000 anciens combattants (1864-1933)

10 000 anciens combattants

 
Accès à la base de données

La base de données présente 10 198 anciens combattants des guerres du xixe siècle jusqu’à 1993, constituées à partir des 9 833 dossiers individuels de combattants conservés aux Archives départementales, complétés par 365 inscriptions sur les registres de délivrance de la carte pour lesquelles les Archives ne détiennent pas de dossiers. Massivement, c’est aux combattants de 1914-1918 que la carte a été délivrée, exactement à 9 476 d’entre eux.

 

La carte et les dossiers des combattants

 

En général de couleur verte – quelques-uns, rares, sont orange –, portant un numéro, le dossier de combattant ouvert par le service d’où l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) tire son origine, contient le formulaire de « demande d’établissement de la carte du combattant », adressé au maire de la commune. Le demandeur joint à son envoi un « certificat provisoire du combattant et une photographie récente et règlementaire, ayant 0.03 x 0.04 ». Le certificat provisoire a été demandé au ministre de la Guerre (formulaire). Le demandeur expose sa situation militaire, ses affectations successives ou ses opérations à l’extérieur, et, si besoin, les dates et lieux des blessures reçues et des évacuations des unités combattantes, ainsi que la date et le lieu de la capture. Lors du renouvellement de la carte, une nouvelle demande est adressée par le combattant.

 

Les conflits des xixe et xxe siècles

 

Les démarches concernent surtout des combattants de 1914-1918, mais pas uniquement car apparaissent aussi des dossiers de combattants de 1870-1871 ou des conflits postérieurs, voire de conflits antérieurs à la guerre franco-prussienne. Mais les dossiers, classés plus ou moins par ordre alphabétique (à l’initiale au moins), ont été versés par l’ONACVG en fonction de la date du décès de combattant. Ainsi, la boite cotée 17 W 2 contient les dossiers des anciens combattants décédés entre 1963 et 1973, dont les noms commencent de « Ba à Be ». Il y a surtout des combattants de 1914-1918, des périodes antérieures ou postérieures, dont la guerre du Levant en 1919-1920 (Syrie et Liban), la guerre du Rif en 1924 et 1925 en ce qui concerne les troupes françaises (Maroc) et la deuxième guerre mondiale, de 1939-1940, des soldats retenus prisonniers durant la guerre, et des résistants. C’est le cas d’André Jouve, né le 25 octobre 1931 et titulaire, en 1953, des deux cartes, et de René Jouve, né le 16 juillet 1928, les fils du docteur Jouve. Les dossiers portant sur la deuxième guerre mondiale ont été ignorés. La règle du classement par date de décès du combattant – et donc son versement aux Archives départementales – souffre néanmoins quelques exceptions. Ainsi, malgré le décès des combattants, certains dossiers sont restés des archives « vivantes » (« courantes » ou « intermédiaires » selon la terminologie archivistique) car ils se sont transformés en « dossiers de veuve ». Bien que Graillon soit mort en 1938, son dossier contient des pièces datées jusqu’aux années 1980, car sa veuve bénéficie d’une pension de réversion.

 

Les dossiers de combattants détenus par les Archives départementales ont donné lieu à plusieurs versements en série W. Chaque dossier contenait à l’origine toutes les pièces relatives à la vie du combattant : pièces d’origine militaire, demandes d’aides et de secours, certificats d’invalidité, visites de contrôle. En ce qui concernent les premiers versements, cotés de 16 W 1 à 17 W 12, il ne reste plus que les pièces indiquées ci-dessus et le premier modèle de la carte du combattant – de couleur verte –, délivrée par l’Office national du Combattant et restituée lors de son renouvellement et parfois une photographie, des pièces diverses en raison de l’élimination de certaines pièces, considérées comme inutiles car ne livrant pas plus d’informations que les fiches des dossiers matricules militaires. Quelques rares dossiers sont restés complets, du fait du nombre et de l’importance des pièces, soit pour des raisons médicales, soit à cause de contentieux sur le fait d’être ou pas combattant.

Les dossiers des versements les plus récents, à partir de la cote 89 W 1, sont en revanche plus complets : pièces relatives à l’activité militaire (ou résistante), à la santé, aux aides diverses, à la retraite de combattant. Quant au versement coté 1085 W, il n’a pas donné lieu, semble-t-il, à l’élimination de pièces. Ils seraient donc complets. Enfin, certains dossiers de combattants de 1914-1918 ont été constitués après la deuxième guerre mondiale, au moment de la demande du bénéfice de la retraite de combattant.

 

Par ailleurs, certaines demandes, ayant fait l’objet de l’ouverture d’un dossier et de la délivrance d’une carte, ont été, après enquête, rejetées. Dans ce cas, la personne perd son statut de combattant et doit restituer sa carte. Pour bénéficier du statut de combattant, il faut en effet un minimum de 90 jours de présence dans une unité combattante, ou avoir été blessé ou prisonnier. Les deux derniers cas dispensent de la « règle des 90 jours ». Ce droit à bénéficier du statut de « combattant » est donc régulièrement vérifié. Sur les dossiers figurent ainsi diverses mentions : « Enquête bureau de liquidation », « Carte et enquête », « Droits confirmés », « Vu, a droit » ou un grand « V », tracé au crayon bleu, en bas à droite sur la première page du dossier… à l’occasion de l’une de ces vérifications, un soldat de 1914-1918 peut se voir retirer sa carte et perdre, ainsi, son statut. Cette mésaventure est arrivée à François Philip en 1950 qui perd ses droits et son carnet de retraite [1].

 

Des cas se rapportent à des combattants de 1870-1871 – 189 au total –, aux années antérieurs à 1914 ou à des combattants étrangers naturalisés ensuite français. C’est le cas particulièrement d’Italiens mobilisés qui ont combattu contre l’Autriche et l’Allemagne durant la première guerre mondiale avant de devenir Français – tel Spirito Cometti (n° 10 932). Il y a des exemples rares de russes, tel Vladimir Idanoff, né en 1895 en Russie, engagé à l’âge de 17 ans dans l’armée russe, sous-lieutenant puis « sous-capitaine » durant la première guerre mondiale, débarquée en 1921 à Constantinople, où il s’engage dans la Légion étrangère pour 5 ans avant d’être réformé pour des raisons de santé. Le cas d’André Legoroff, né le 7 décembre 1891 est similaire, bien que sa demande soit très tardive, ayant été formulée en 1954. Legoroff est venu combattre en France en 1916 dans le corps expéditionnaire russe [2].

Des combattants se sont faits délivrés des cartes pour des conflits coloniaux à partir de 1864. Quarante-six hommes y ont participé entre 1871 et 1914 : en Afrique, Sénégal (1885-1889), Dahomey (1892-1893), Algérie (1878-1886), Tunisie (1881-1884), Maroc (1911-1913), Madagascar (1895-1900) ; en Asie, Chine, Annam, Cambodge et Tonkin (1885-1895). 34 cartes ont été délivrées aux combattants de l’entre-deux-guerres (Maroc et Levant)

 

La demande d’une carte

Lors de la demande de sa carte, l’ancien combattant doit particulièrement veiller à respecter l’ordre de ses prénoms car « la carte du combattant constitue une pièce d’identité » (dossier Coupier, n° de carte 9452). Il fournit à l’administration deux photographies d’identité. Dans un courrier du 30 novembre 1930, il est fait mention des caractéristiques de chaque photographie : « 0.04 x 0.03 x 0.02 de hauteur de visage environ ».

 

En principe, les combattants de 1914-1918 ont formulé leur demande afin de bénéficier du statut d’ancien combattant dès que cela a été possible, à partir de 1928. Mais certaines demandes sont plus récentes. C’est seulement en 1952 que Denis Goria, né en 1895 à Barles, fait sa demande, une « demande tardive », selon l’expression de l’administration [3].

 

L’administration a dû répondre à une forte demande durant une période assez courte. En effet, le droit à la délivrance de la carte est ouvert en 1928. Il est intéressant de noter que les cartes de 1914-1918 ont été délivrées en masse de 1928 à 1930 alors que pour les conflits antérieurs (et donc des hommes plus âgés), c’est entre 1930 et 1932 que celles-ci ont été remises à leurs détenteurs.

 

 

 

Bien que leurs cartes aient été délivrées par un autre bureau que celui de Digne, 66 combattants de 1914-1918 ont été à un moment gérés par le bureau de Digne. C’est le cas par exemple des réfugiés durant la seconde guerre mondiale ou des rapatriés d’Algérie. Ces cartes ont été délivrées par les offices d’Ajaccio (1 carte), Alger (5), Avignon (7), Belfort (1), Chambéry (1), Cherbourg (1), Colmar (1), Constantine (1), Draguignan (2), Gap (2), Grenoble (1), Lyon (1), Marseille (16), Melun (1), Metz (3), Montpellier (1), Moulins (1), Nancy (1), Nice (2), Oran (1), Paris (7), Saint-étienne (1), Valence (5), Vesoul (1) et deux cartes par des bureaux non identifiés.

 

La base de données « 10 000 anciens combattants bas-alpins »

 

Elle a été constituée en respectant au mieux les recommandations du Service interministériel des Archives de France relatives à la création de la base de données des classes de combattants de la première guerre mondiale en ce qui concerne l’indexation des champs de la base de données.

 

L’interrogation de la base de données

La base de données est interrogeable sur plusieurs champs indexés. La base délivre aussi la cote d’archives du dossier du combattant, consultable aux Archives départementales. On y trouve aussi quelques informations sur le titulaire de la carte, en particulier sur son parcours militaire.

 

les noms et prénoms des combattants, leur date, commune et département de naissance, voire leur pays de naissance quand ils sont nés à l’étranger, leur profession, leur commune, département et pays de résidence (valable en particulier pour les « Mexicains »), le chef-lieu de délivrance de la carte de combattant (très massivement Digne), la cote du registre.

 

La plus grande difficulté a résidé dans les noms de lieux. Dans de nombreux cas, les communes ont fusionnées ou rattachées (Chaudon et Norante, Chaudon-Norante), voire associées entre elles sous un nouveau nom (les anciennes communes de Castellet-Saint-Cassien, Montblanc et Villevielle forment depuis 1974 la commune de Val-de-Chalvagne). Parfois, elle ont simplement changé de nom (Digne puis Digne-les-Bains). Une même personne, né à Beaudument, réside à Sourribes après 1909. En fonction de la date de délivrance de la carte, les anciens combattants de 1914-1918 résident à Aubenas avant 1934 et à Aubenas-les-Alpes ensuite. Les vérifications ont dû être minutieuses car l’administration a dans quelques cas porté le nom le plus récent de la commune comme lieu de naissance au lieu de reprendre l’ancien. En outre, l’usage local implique que la commune de Seyne s’appelle souvent Seyne-les-Alpes. Ces usages sont parfois utiles et ils ont quelquefois précédé la modification des noms, dans les cas d’homonymie. Ainsi, le nom de Saint-Vincent-sur-Jabron est souvent utilisé pour la commune de Saint-Vincent alors que le changement est officiel en 1920, afin de la différencier de la commune de Saint-Vincent-les-Forts, Saint-Vincent avant son changement officiel de nom en 1923. Ici, nous avons choisi de nous en tenir aux usages d’avant les années 1920, sinon il est impossible de les différencier [4]. De même, en ce qui concerne Noyers, nous indiquons Noyers-sur-Jabron, comme l’INSEE.

 

Au total, il a été saisi 9 833 combattants à partir de leur dossier individuel contenu dans les fonds de l’ONACVG. Il a été ajouté les noms des combattants dont les archives ne possèdent pas le dossier en utilisant les cinq registres de délivrances des cartes de combattants, soit 365 cartes supplémentaires. Un certain nombre de cartes ont parfois été retirées après vérification des droits du demandeur par l’administration. Le fait de constituer la base à partir des dossiers individuels a permis d’une part de contrôler la présence physique de la carte dans le dossier mais aussi de tenir compte des informations contenues dans les dossiers (blessures, contentieux, dates de décès) et de savoir pour quels conflits la carte était délivrée, ce qui n’est évidemment pas indiqué dans les registres de délivrance des cartes. Néanmoins, ces derniers ont été très utiles au moment des vérifications.

 

En ce qui concerne la délivrance des cartes, les critères retenus sont le lieu (le plus souvent Digne, aujourd’hui Digne-les-Bains) et l’année de délivrance (à partir de 1928) ainsi que le numéro de la carte. En outre sont indiqués différents cas : celui où la demande a été rejetée avant la délivrance de la carte (« rejet », 106 cartes), celui où la carte a été retiré (« retrait », 338 cartes), celui où elle a été restituée (« retrait puis restitution » lorsque c’est la même carte dans 51 cas, ou « restitution » lorsqu’il s’agit d’une nouvelle carte dans 43 cas). Il a été aussi indiqué le cas où la demande n’a pas été à son terme et qu’elle n’a pas donné lieu à la délivrance d’une carte (« sans numéro », 79 cas), enfin le cas particulier où un numéro de carte n’a pas été utilisé (« numéro vacant », 12 cas).

 


Quelques combattants bas-alpins

 

Le plus ancien combattant est le tailleur d’habits dignois Jean Cayron. Il a fait la campagne d’Afrique en 1864, puis de 1866 à 1868 ainsi que la guerre de 1870-1871 en tant que zouave de la Garde impériale. Il est originaire d’Entraygues dans le Vaucluse où il est né en 1836. Le dernier combattant de la base de données, Wladislaw Lepczyinski est un Polonais né en 1902, engagé dans la Légion étrangère et blessé au Maroc lors d’une attaque à la baïonnette le 28 février 1933.

 

Le plus jeune vétéran de la Grande Guerre est Marcel Imbert, né le 4 mars 1901 à Sisteron, électricien lors de la délivrance de la carte, qui sert durant la guerre dans la Marine. Engagé volontaire à la mairie de Brest le 7 mars 1915 et après une période d’instruction, il embarque comme mousse. Il sert un temps au centre de New-York de septembre à novembre 1917, dans les chasseurs de sous-marins. Il termine la guerre à la division des patrouilleurs de Bretagne. Il quitte la Marine en 1922 et, après avoir vécu dans le Var et à Manosque, se réinstalle à Sisteron où il décède en 1941, vraisemblablement d’une tuberculose pulmonaire détectée en 1939.

 

Le titulaire de la carte n° 1 dans les Basses-Alpes est Raoul Théodore Roux, né à Angoulême en mai 1874 et demeurant rue Arbaud à Manosque où il exerce le métier de mécanicien sur cycles. En 1894, il exerce le métier de mécanicien ajusteur à Marseille d’où il est appelé pour son service militaire qu’il effectue durant trois ans de novembre 1895 à septembre 1898 au 23e bataillon de chasseurs. Il en sort avec le grade de sergent. Mobilisé le 2 août 1914 au 6e bataillon de chasseurs, il monte au front en Alsace le 15 février 1915. Il est fait adjudant en mars 15 et sous-lieutenant en juin 15. Il passe ensuite, en janvier 1918, au 111e régiment d’infanterie territoriale avec le grade de lieutenant avant d’être réaffecté au 6e chasseurs pour la fin de la guerre. Il est démobilisé en janvier 1919.

 

Parmi les vétérans de 1870-1871, Antoine Abbès, né à Moustiers-Sainte-Marie en 1849, a fait la campagne de 1870-1871 sous les ordres du général Garilbaldi et il a pris part aux forts combats de Nuits-Saint-Georges et de Dijon. Anastase Anathon a quant à lui pris part au siège de Paris le 4 septembre 1870 jusqu’à « la veille de la Commune ». Sa batterie a alors été rappelée pour Cayenne où il sert jusqu’en 1874.

 

Jean Joseph Jules Amielh, né à Barles en 1882 et demeurant à Aiglun, photographié durant la Grande Guerre en uniforme de soldat du 203e d’infanterie (le régiment de réserve du 3e RI de Digne), porteur de la Croix de guerre avec deux étoiles de bronze correspondant à deux citations en 1917 :

 

« Excellent soldat courageux et dévoué au front depuis le début. A été blessé à Orne le 21 septembre 1914 pendant un violent bombardement, belle conduite à la contre-attaque du 28 décembre 1916 au Mort-d’Homme »

 

« Soldat d’élite, modèle d’énergie et de courage, s’est distingué par la bravoure qu’il a déployée lors d’un coup de main exécuté sur une tranchée ennemie le 19 août 1917 ».

 

C’est cette photographie qu’il a choisie pour sa carte de combattant.

 

Mobilisé en août 1914, Amielh a été blessé à Orne dans la Meuse par un éclat d’obus à la main gauche. Il avait été aussi évacué en décembre 1914 pour dysenterie Il avait été libéré en février 1919. Il était par ailleurs autorisé à porter le ruban de « Fatigue de guerre », ayant combattu dans l’armée d’Italie de novembre 1917 à mars 1918.

 

Louis Silvin Davin est né en 1883 à Barles où il est cultivateur. En 1928, il pose pour la photographie de sa carte avec sa Médaille militaire et sa Croix de guerre avec palme qui lui ont été conférées en 1923. Lui aussi a été mobilisé au régiment d’infanterie de Digne où il est arrivé le 4 août 1914. Son passage au front fut court car, le 8 septembre 1914 à « Deux-Mondes » dans la Meuse, il est gravement blessé à son poste de combat par des éclats d’obus. Il sera hospitalisé durant un an puis renvoyé dans ses foyers en tant que grand invalide.

 

Ernest Peyron dit Boudaï est un « vieux » soldat de 1914-1918 car il est né en 1872 à Clumanc. Appelé lors de la mobilisation générale, il est mis en sursis d’appel dès le 18 août 1914 comme minotier. Mais dès octobre 14, on le rappelle au 145e régiment d’infanterie territorial – sous l’uniforme duquel il pose, cliché repris pour sa carte de combattant. Après avoir fait toute la guerre dans l’infanterie : 145e puis 118e, 311e, 41e (il y est fait caporal en juillet 1917), 61e et 93e régiment. Il ne rentre dans ses foyers que le 6 janvier 1919. Il est alors âgé de 47 ans !

 

Jean Joseph Auguste Arnaud est né en Ubaye en 1878 et demeure à Saint-Paul lors de l’établissement de sa carte de combattant. Il pose sur sa photographie en uniforme d’un régiment d’infanterie alpine : le 157e ou le 159e.

 

Les professions de la terre (productions agricoles) sont les plus représentées avec 5 337 hommes, soit 4 697 cultivateurs, 411 agriculteurs, 72 bergers, 75 propriétaires et 15 fermiers, 26 ouvriers ou domestiques agricoles, dix journaliers, sept éleveurs, quatre horticulteurs, deux apiculteurs, un arboriculteur, quatre aviculteurs (producteurs d’œufs), quatre viticulteurs, un sériciculteur (élevage des vers à soie), huit jardiniers.

Des métiers sont plus rares : un seul aiguadier, dont Jean Giono évoque le métier dans ses Chroniques : « Il y avait aussi les jours où il me fallait un peu d'eau à ma fontaine. J'allais trouver l'aiguadier qui règle la distribution des bassins » (Jean Giono, Chroniques, Noé, 1947, p. 320). Il est d’ailleurs à noter que, bien que combattant de la Première guerre mondiale, Jean Giono – qui a notamment participé à la bataille de Verdun en 1916 dans l’infanterie – n’a jamais demandé sa carte de combattant à laquelle il avait pourtant droit : c’est un choix lié vraisemblablement à son engagement pacifiste.



 

 

[1]              43 W 217, préfecture, cabinet, dossier d’Henri Philip, 1949-1950.

[2]              1085 W 113, ONAC, dossiers Vladimir Idanoff et Iegoroff.

[3]              1085 W 109, ONAC, dossier Denis Gloria. La demande est faite en vue de l’ouverture d’un dossier de retraite.

[4]              La commune de Saint-Vincent-les-Fort portait un nom officieux avant son changement officiel de nom, « Saint-Vincent-du-Lauzet ».


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